Vous avez déjà fait la Côte d’Azur. Peut-être plusieurs fois. Nice, Cannes, Saint-Tropez, Antibes. La mer est belle, la lumière aussi. Mais en juillet-août, les parkings sont pleins dès 9h, les plages payantes bondées, les restaurants hors de prix, les routes bouchées de Nice à Menton. Ce n’est plus des vacances, c’est de la logistique.

À deux heures de route vers l’intérieur, il y a une autre Provence. Moins connue, beaucoup moins fréquentée, plus belle à mon goût. Celle du Haut-Var, des Gorges du Verdon et du Lac de Sainte-Croix.

Ce que vous quittez. Ce que vous trouvez.

La Côte d’Azur en août, c’est 40°C sur le bitume et une mer à 27°C, mais si fréquentée que nager devient un sport de contact. C’est aussi des notes de restaurant qui piquent et des hébergements réservés un an à l’avance.

Les Gorges du Verdon en août, c’est autre chose. La même chaleur provençale, tempérée par l’altitude (600 à 800 mètres). Une eau turquoise, lac ou rivière, d’une pureté que la Méditerranée a perdue depuis longtemps. Des villages de pierre arrêtés quelque part au XVIIe siècle. Et des nuits silencieuses, étoilées, sans klaxon ni boîte de nuit.

Le Lac de Sainte-Croix : la mer sans la mer

2 200 hectares, une eau bleu-vert qui rappelle les Caraïbes sans l’avion de dix heures. On y loue des bateaux électriques, on s’y baigne depuis des criques de galets, on fait du kayak à l’entrée des Gorges entre les falaises. L’eau atteint 24-26°C en juillet-août.

La différence avec la mer : pas de méduses, pas de sel, pas de vagues. Et pas de plage à 25 € l’entrée.

Les Gorges du Verdon, le grand canyon européen Les Gorges du Verdon, le grand canyon européen

Les Gorges du Verdon : le grand canyon que l’Europe s’était caché

25 kilomètres de canyon, des parois à 700 mètres, une eau d’un vert irréel au fond. Le “Grand Canyon européen” est à 2h de Nice, et la plupart des touristes de la Côte ne le connaissent que de nom. Leur erreur. Votre chance.

Randonnée, escalade, rafting, sentiers panoramiques, villages perchés : les Gorges donnent en une journée plus que certaines destinations de montagne en une semaine.

Moustiers-Sainte-Marie, la vraie Provence de l'intérieur Moustiers-Sainte-Marie, la vraie Provence de l’intérieur

Les villages : la vraie Provence

Moustiers-Sainte-Marie, Aiguines, Bauduen, Cotignac, Châteaudouble. Des noms qui ne sont pas encore dans tous les guides, des villages de pierre qui ressemblent à ce que la Provence était avant la carte postale. Pas de boutique de lavande en plastique, pas de parking géant à l’entrée. Des ruelles, des fontaines, des terrasses sous les platanes, et des gens qui vous disent bonjour.

La logistique : c’est simple

Depuis Nice : 2h à 2h15 selon le point d’arrivée. La D6085 vers Grasse, puis la D21 à travers le plateau de Canjuers. Pas d’autoroute, mais une route qui traverse déjà la Provence profonde.

Depuis Cannes : même durée, même logique, via Grasse et Canjuers.

Depuis Marseille : 2h environ, par l’A51 puis la D952.

Une voiture est indispensable sur place : les Gorges et les villages n’ont pas de transport en commun. C’est aussi ce qui les préserve.

Combien de temps ?

Trois jours pour voir l’essentiel. Une semaine pour prendre le temps, c’est le bon format. Les Gorges le premier jour, le lac le deuxième, les villages ensuite. Et au bout, l’envie de ne plus repartir.